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Conférence | Kunsthaus Stories | 07.06.2025

Je vais m’attarder sur quelques individus qui ont eu un rôle emblématique dans les Kunsthaus Stories.

Tout d’abord, je souhaiterais remercier Mehdi Bouhanek, créateur de bijoux et designer, basé à Genève.

Mehdi Bouhanek a non seulement créé la forme de la roue dentée sur un logiciel 3D, mais il a participé à toute une série de travaux pratiques allant des
retouches de peinture sur les disques, à la fabrication du moyen de stockage des pièces, à la création du Magnet Signataire des Kunsthaus Stories et au montage de cette exposition.

Mehdi Bouhanek a créé 440 enveloppes roses pour protéger les disques et tapé plus de 440 clous.

Il n’a pas spécifiquement contribué sur le plan théorique, mais son assistance a été des plus précieuses sur le plan pratique.

Son soutien indéfectible et la qualité de ses compétences ont été très importants dans le projet. Je le remercie chaleureusement pour son
aide.

Deux autres personnes ont joué un grand rôle dans la création des roues dentées.

Alexis Thiémard, constructeur d’objets fribourgeois et Pierre-Louis Sciboz.

Ces deux hommes ont découpé au laser plus de 900 pièces.

Alexis Thiémard a été particulièrement proactif dans le suivi technique du projet, et a été un allié de taille dans la construction des pièces.

Il m’a aussi aidé à pousser plus loin le concept.

Merci à ces deux personnes pour leur participation.

Je souhaiterais également remercier Matthieu Leimgruber, qui a été d’une aide considérable dans la dimension théorique du projet.

Matthieu Leimgruber est professeur associé à l’Université de Zurich et est l’auteur d’un rapport sur Emil Bührle.

Matthieu été un témoin du processus et pour moi une boussole, rectifiant mes textes ou mes informations, donnant de multiples références ou articles à lire, avec une présence continue et bénévole pendant deux ans.

Sans Matthieu Leimgruber, je n’aurais pas pu autant me documenter et préciser mes informations.

Il n’a par contre jamais donné son avis sur ce que je faisais, me laissant me débrouiller avec les multiples choix face auxquels je me trouvais.

Cette liberté accordée induit que Matthieu Leimgruber n’a pas influencé le résultat de mon enquête.

Je le remercie chaleureusement pour son aide très précieuse.

Un autre grand professeur mérite un développement sur la qualité de son aide.

Il s’agit de Sébastien Guex. Ce professeur émérite de l’Université de Lausanne a été un intervenant capital dans le processus des Kunsthaus Stories. Les informations qu’il m’a donné, les avis crus, passionnés et sincères qu’il a osé m’adresser m’ont permis d’avancer à grands pas.

Sébastien Guex a été un conseiller avisé.

Sébastien Guex a fait preuve d’une immense générosité intellectuelle et d’une capacité de soutien extraordinaire.

Je le remercie chaleureusement pour son aide.

Je souhaite aussi remercier Jakob Tanner pour ses éclairages et la qualité de ses réflexions.

Jakob Tanner fait partie des quelques rares penseurs qui savent autant réfléchir sur les grands ensembles tout en argumentant avec des faits précis et datés, alternant entre vision macro et micro à la perfection.

Je dois le début de mes réflexions sur la guerre à Jakob Tanner, qui m’a poussée à réfléchir sur le phénomène.

Qu’il soit remercié pour la qualité des réflexions dont il m’a fait part, ainsi que pour la générosité de son soutien.

Je souhaiterais adresser mes remerciements à Ann Demeester, directrice du Kunsthaus, pour la chance qu’elle m’a offerte, pour sa confiance, pour la liberté qu’elle m’a laissée dans le cadre de mes recherches.

Ann Demeester a probablement été l’actrice la plus imprévisible de toute cette histoire.

Agissant stratégiquement, intelligemment et pondérément, Ann Demeester m’a surprise par son ouverture, la qualité de ses tactiques et par la liberté qu’elle m’a conférée.

En effet, tout le long du processus, aucun membre du Kunsthaus n’a cherché à me conditionner ou à orienter mon message.

Ann Demeester m’a laissée me positionner comme je le souhaitais.

Je remercie dans un même mouvement Franziska Lentsch, Joachim Sieber, et Ioana Jimborean, le collectif d’artistes KKKK,
Marie Christine Raboud, Charly Pache, Dominique Vinck, Monika Roth, Ursula Cassani, Enrico Natale, Marc-André Renold, Félix Bühlmann, Emilie Widmer, Stéphanie Ginalski, Hans Ulrich Jost, Thomas Buomberger, Raphael Denis, Martin Hilti, Carlo Lombardini, Peter Hug, Nicolas Frauenfelder, Fabien Dupont, Michel Girardin, Luc Jolivet, Solange Mbanefo, David Moi, Sébastien Mennet, Sean Mc Leod, Guillaume Roset, Gerry Oulevay, Florent Iseni, Rebecca Tervoort, Michel Ding, Martin Vonlanthen, Jacques Macherel, Christiane Eychenne, Edouard de Chambrier, Christophe Chauvet, Kasimir Kresh, Matteo Pini, Pierre-Alain Benzi, Patricia Duc, Christian Duc, Jane Schindler, Simona Foletta, Philippe Huwiler, Eric Buillard, Afaf Ben Ali, Marc Roland Zoellig, Tobias Auchli, la Municipalité de Moudon, en particulier le municipal Gzim Rama et la syndique Carole Pico, le conseiller national Daniel Ruch, Jean-Luc Cressier, Ivo Domingues, Dominique Boullier, Monsieur Bürki de l’entreprise de peinture Fillistorf, Joseph Farine, et toutes les personnes qui ont préféré garder l’anonymat.

Que toutes ces personnes soient remerciées pour leur aide.

Tous ces individus ont rendus les Kunsthaus Stories possibles.

Pour en revenir au coeur de l’histoire, j’aimerais, pour ceux qui ne sont pas familiers avec la figure d’Emil Bührle, parler de certains aspects de sa vie et de sa collection.

Emil Bührle est un allemand naturalisé suisse, industriel de l’armement et collectionneur d’art du XXème siècle.

Il a accumulé une immense fortune, ainsi qu’une collection de 633 oeuvres d’art, dont 205 sont prêtées au Kunsthaus.

Il est considéré comme un opportuniste car il a successivement étendu ses marchés vers les Alliés, les Nazis, la Suisse, les USA, et le tiers monde.

Emil Bührle est issu d’une famille petite-bourgeoise.

Il a fait un bon mariage (d’une famille allemande, la famille Schalk).

Emil Bührle a été placé par son beau-père à la tête de la Fabrique de Machine-Outils Oerlikon.

Emil Bührle a ensuite déménagé à la Zollikerstrasse à Zürich et s’est mis à collectionner activement des oeuvres d’art.

Emil Bührle s’est intégré petit à petit à la haute bourgeoisie.

Il a financé, par le biais de ses enfants, Dieter et Hortense Bührle, une aile du Kunsthaus (qui est le bâtiment Chipperfield).

Emil Bührle est de nos jours très critiqué et fait l’objet d’une controverse qui dépasse sa seule personne.

Les 205 tableaux ont été prêtés par la Fondation Collection Bührle au Kunsthaus.

Ces tableaux sont actuellement accessibles au public dans une exposition appelée «Kunst, Kontext, Krieg und Konflikt», montrée au
Kunsthaus.

Je vais désormais commencer l’histoire des Kunsthaus Stories.

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